L'athlétisme à Vienne:mirage ou monstre du Loch Ness?

L'athlétisme à Vienne:mirage ou monstre du Loch Ness?
Après des années de disette,le CSV Atlhlétisme peut renaître de ses nombreuses cendres,s'il veut vraiment.
Pour s'en persuader,il suffit de rencontre André Besson(a droite sur la photo),trois titres de champion de France sur marathon et semi-marathon,ancien athlète et entraîneur depuis 1975,au CS Vienne d'abord.Il officie depuis 2002 à Feyzin,classé 11ème club en région Rhône-Alpes,derrière les grosses écuries.
Il porte un regarde sévère sur l'état de l'athlétisme de haut niveau à Vienne,mais son appel est un cri de coeur qu'un réel coup de gueule''mon but n'est pas de polémiquer,je connais très bien le Président actuel Christian Gauvreau.Mais il faut expliquer aux gens pourquoi il n'y a pas d'athlétisme dignes de ce nom à Vienne''

Il est vrai que la ville de Vienne est dotée de structures que ne possèdent pas forcément d'autres villes de taille identique:''on a quand même deux stades d'athlé''constate André Besson,''dont un en symthétiqu qui a coûté très cher,mais qui est sous exploité''.Et d'étayer ses propos''Tout remonte au début des années 1980 en fait ou des personnes ne connaissant rien à ce sport se sont emparées du Bureau du club.Ce fut le début de la fin;le club s'est mis en sommeil pendant une douzaine d'années.En 1992,nous avons éssayé de relancer,la machine,mais,sans personnes compétentes connaissant l'athlétisme et les exigences de l'entraînement,impossible de progresser.A cette époque,un jeune entraîneur,Bastien Perrot,a été viré.Maintenant,il est entraîneur du Pôle Espoir Rhône-Alpes.
De fil en aiguille,j'ai de nouveau démissionné en 1999 et le club s'est de nouveau mis en sommeil,tout le monde en avait marre.Il y a eu une tentative de relance en 2003,toujours faite par des gens plein de bonne volonté mais sans compétente technique.En fait,à Vienne,on a trop confonu sport loisir et compétition''...

Le président de l'époque a voulu me virer alors que j'entraînais un triple sauteuse de haut niveau!

De fait,quand on entend André Besson s'exprimer sur ces trois dernières décennies,on prend conscience du temps perdu et du gâchisqui n'ont pas permis aux talents potentiels de s'exprimer.Bref,après deux relances avortées en 1992 et 2003,tout aurait pu aller de l'avant sans un énième couac en 2006 sou la précédente présidence:''le président de l'époque a voulu me virer alors que j'entraînais une triple sauteuse de haut niveau,le tout en présence de Battani,un pro de l'athlé sur 800m (3ème des blians français en 2008...) qui était prêt à donner un coup de main au club.Du coup,ils m'ont suivi à Feyzin.Pour couronner le tout,certains papiers dans les médias n'ont pas contribué à éclaicir la situation!''avoue André Besson.
"Maintenant,certains amis me demandent de revenir.Pour moi,pas question de quitter Feyzin ou je suis bien.Par contre,je trouve que les querelles ont assez duré,je suis disponible pour aider le club à repartir du bon pied.Ce qu'il faut au CSV Athlétisme,c'est un entraîneur et un staff compétents!''

Par Bernard DELAMPLE,la Tribune de Vienne
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# Posté le mardi 29 septembre 2009 09:57

Modifié le mardi 29 septembre 2009 10:24

10km de Vienne=J-9

10km de Vienne=J-9
Me voilà enfin.Je l'attendais depuis le début de ma préparation en Janvier dernier cette course moi qui est plus couru depuis le 14 décembre dernier!!!12 mois de patience pour arriver à ce 10km de Vienne ma ville natale.
Pour rappel,ma seule reference du 10km que je possède à ce jour est le 10km de Venissieux qui date de novembre 2008 avec un bon 38''42 à l'époque car aujourd'hui je dois être capable faire mieux,beaucoup mieux que cette référence car depuis ce 10km il s'est passé plein de chose.

Feyzin, un club qui travaille bien

J'ai quitté le club de Vienne d'Athlétisme en Novembre pour des raisons personnels,sportifs et professionnels pour aller au club de Feyzin.
Ce club qui posséde un président en la personne de Jean-Louis Perrin depuis bientôt 32 ans.Qui dit mieux?
La progression de ce club est loin d'être terminé puisque depuis le début cette saison l'AFA Feyzin à trouver une entente avec Venissieux qui s'appelle désormais l'AFA Feyzin-Vénissieux.
Ce club est bien structuré et bien huilé au niveau du staff des entraineurs et des athlètes.C'est pour cela qu'il en est là aujourd'hui!!!

Courir pour les couleurs d'un club c'est différent que de courir pour soit.

Depuis 9 mois je travaille avec André Besson 2 fois champion de France de Semi-marathon.Je m'entraine 5 voire 6 fois par semaine(en géneral je fais une séance de côte,une séance de fractionné,une séance de seuil et des 2 footings).N'oublions pas mes points faibles qui sont la technique point auquel je me suis bien amélioré mais si il reste du travail!!!Au niveau psychologique,j'en veut plus qu'avant car j'ai faim de compétitions(je suis un compétiteur qui aime pas perdre,cela ne veut pas dire que je suis un mauvais perdant!!!)

Oui mais quel est mon niveau d'aujourd'hui par rapport à l'an passée à la même époque?
Suis-je vraiment bien preparer?Surement mais on attendra confirmation
Ce 4 octobre peut me lancer ma saison pour plusieurs raisons=en cas de gros résultat (j'envisage un Top 10 au minimum) cela me donnera confiance pour la suite de la saison et j'aimerais surtout frapper un gros coup pour montrer à mes nouveaux coéquipiers qui peuvent désormais compter sur moi.
N'oublions surtout pas qu'a la différence de la saison passée,je me bats pour les couleurs d'un club,un vrai club!!!Ce battre pour un club n'est pas pareil que de courir pour soit même,l'esprit est plus collectif,on se bat pour les autres surtout pour quelqu'un qui a l'air non-chalant!!!

Vivement le 4 octobre prochain.Départ à 9h!!!
Bonne saison à tous les athlètes du club et de France.
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# Posté le jeudi 24 septembre 2009 17:58

L'equipe de France en route vers les barrages...

L'equipe de France en route vers les barrages...
Je pourrais faire court tant l'analyse de cette rencontre est semblable à tant d'autres. Je pourrais en effet simplement dire : Les Bleus ont débuté avec Toulalan/Diarra, ils ont terminé avec Toulalan/Diarra(Diarra/Cheyrou oui,Toulalan/Diaby pourquoi pas). Je crois qu'au fond Ray est dans une logique de combat. Dorénavant, il ira jusqu'au bout comme ça. C'est lui contre tous, il adore ça. Il se fout du reste, il ne pense qu'à lui, qu'à son destin. Sauf catastrophe, il y aura les barrages (pour finir premier il faut gagner les 3 derniers matchs et profiter d'un faux pas des Serbes en Lituanie on sait jamais), sauf catastrophe, le tirage pourrait être clément(attention au Portugal). Et sauf catastrophe, finalement, les Bleus pourraient, malgré leur nullité, se retrouver en Afrique du Sud. Il sera alors tant pour Ray de changer d'idée. Il sera tant d'inventer une pirouette et de rouler tout le monde dans la farine encore une fois. Après tout ça dure depuis 2004. Tant que ça ? Et oui !

En attendant, on passe notre temps à voir le même match. La petite différence face à la Roumanie, c'est que pendant 25 minutes, les Bleus ont joué correctement. Dès l'entame la pression est bonne, les mouvements fluides et les occasions nettes. Le quatuor offensif est agréable à regarder. Derrière lui, Diarra est en version Real. Bref au début ça va et même plutôt bien. En face la Roumanie, culturellement toujours capable de bien défendre et surtout habile même près de son but, ne peut de toute façon pas faire autre chose. La promesse des Bleus d'emballer la rencontre est donc tenue. À ce moment-là, on peut s'enfoncer dans son canapé et lâcher tranquille une analyse de haute volée que je résumerais par un : « Ça va finir par passer » !

Mais bon voilà, ça n'aura duré que 25 minutes ! Derrière la valise d'occasions françaises, les Roumains s'offrent même une grosse opportunité en fin de première période. À dire vrai, le problème, c'est pas tant cette frayeur, c'est plutôt le visage habituel des Bleus qui est réapparu. Jeu sans imagination, mouvements lents, poussifs, mecs qui se regardent en ayant l'air de dire à l'autre : « Mais qu'est-ce tu fous à pas bouger ton cul là ? ».

Le but d'entrée de seconde période rassure. Même tout pourri, ce match va se terminer par une victoire. En fait, ça va être pire que d'habitude. Escudé qui s'était fait amuser par Marica en fin de première période sur l'occasion roumaine marque contre son camp deja que le fréro entraineur de Fed cup en Tennis était pas content après les résultats des Filles à l'US Open ( aucune française au 3ème tour) . Selon lui, Lloris est coupable puisqu'il lui reproche de ne pas avoir parlé. Non seulement les Bleus jouent à l'envers, mais en plus l'ambiance est visiblement au top ! Après ? Et bien, on s'enfonce encore plus. Sur le bord du terrain, Ray ne sait pas quoi faire, il parle, il n'arrête pas de s'entretenir avec son adjoint : « Et on fait quoi maintenant ? »... « On sort qui ? »... « Tu ferais rentrer qui toi ? » C'est interminable et pas une seconde les deux entraîneurs de légende qui dirigent la France ne semblent avoir l'idée de sortir Toulalan ou Diarra ! Surtout pas, ce sont eux qui ont les clefs du jeu avec Toulalan en 10! Comme l'a dit fort justement Manu Petit : « Si on considère que l'équipe de France doit être bâti, doit reposer sur ces deux hommes, autant creuser un trou tout de suite et se mettre dedans ! ». L'ancien Bleu ajoutant : « Domenech veut mourir avec ses idées, le problème c'est qu'on va tous y passer... »

La France a tout changé devant, a modifié complètement son quatuor offensif, sans jamais toucher à son milieu ! C'est absolument incroyable ! Le pire c'est qu'avec 6 joueurs défensifs + un gardien, les Bleus devraient se sentir solides derrière, mais ce n'est pas le cas. Souvent, j'ai vu des situations de « un contre un », souvent je me suis dit qu'une équipe plus entreprenante aurait pu faire beaucoup plus mal à la défense française ! Une équipe roumaine en chantier a donc tenu en échec une équipe française non moins en travaux. Après la boulette d'Escudé, doit-on considérer qu'il est encore dans le coup ? Et Lloris ? Nul en relance, peu rassurant, sa présence ne s'impose pas. Comme les autres, il est évidemment moins bon en Bleu qu'en club ! Oh, comme d'habitude, on nous a vendu l'éclair de Ribery, mais on a rien vu. Globalement mis à part Henry, Gallas et Diarra qui serait le seul milieu défensif à garder, aucun joueur ne peut être crédité d'un bon match. Quant au collectif, n'ayons pas peur des mots, il a été d'une nullité affligeante. Les 25 premières minutes auxquelles certains vont vouloir s'accrocher ne sont selon moi qu'une couverture bien légère. Dans 4 jours, la France va en Serbie. Pendant 4 jours, on va nous vendre l'idée que tout est encore possible, que l'important, c'est d'avoir eu les occasions, qu'avec Ribery d'entrée ça ne va pas être la même chanson. Désolé, mais il y a bien longtemps que je n'écoute plus cette musique. Elle sonne pour moi comme un air ringard, grotesque qu'on pourrait entendre à la fin d'un mariage quand il ne reste plus que les pochtrons et que la sono crache ses dernières forces. Je ne sais pas moi,j'ai l'impression qu'on passerait à la fin d'un mariage dont on a entendu parler en juin 2008. L'équipe de France, ça ressemble de plus en plus à un truc comme ça...

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# Posté le dimanche 06 septembre 2009 07:16

Marseille et Bordeaux dos à dos.Lyon et Paris en forme!!!

Marseille et Bordeaux dos à dos.Lyon et Paris en forme!!!

Au poker, on appelle ça une serrure ! Un type, qui, à la table regarde les autres jouer et ne se lance qu'en cas de jeu énorme. Souvent le gars en question est timoré et souvent en sueur. L'OM et Bordeaux m'ont fait penser à ça au moment où j'ai découvert les compos. Cissé plutôt qu'Abriel d'un côté. 4/2/3/1 plutôt que l'habituel losange de l'autre, le tout a donné un gros pâté de joueurs au milieu. Une prise de risque minimale et une partie qui ne s'ouvre que par instants. Bordeaux semble vouloir se contenter du match nul. A Marseille, l'idée semble être celle de ne pas perdre. C'est la même chose, dit différemment. Pourtant, le match n'est pas désagréable à regarder. C'est chaud, musclé et le côté « on flippe » que l'on ressent des deux côtés rend la partie intéressante. On se demande d'où ça peut venir, qui peut craquer. Carrasso est le premier sur cette liste tant ses interventions sont peu rassurantes (même si en fin de match, il a réalisé un arrêt déterminant).


Sinon Bordeaux ? Et bien, pas grand-chose, plus le temps passe, plus on se dit qu'avec un nul, ce sera fête dans le vestiaire. Bordeaux attend le contre idéal, le coup franc bien placé et la tête de Chamakh qui irait bien avec. Bordeaux abandonne même la possession du ballon ! Si on relève aussi le comportement des latéraux Chalmé et Trémoulinas transformés en défenseurs façon Guy Roux, c'était soir de révolution dans l'esprit des Girondins de Blanc. A ce jeu là, les meilleurs bordelais sont Planus (trop sous estimé) et Ciani. Gourcuff ? Et bien il ne pouvait pas jouer. D'abord il a été bloqué au milieu, ensuite il était là pour bosser et enfin devant lui les solutions et brèches habituelles étaient absentes.



Le plan Bordelais a donc fonctionné mais Deschamps a-t-il assez fait pour le contrecarrer ? Je ne crois pas. Oui, l'OM a touché deux fois la barre mais dans l'ensemble le jeu offensif fût peu percutant. Et quand au moment du coaching, jamais il ne touche à son milieu avec Cheyrou (le non Bleu toujours bon), Cissé et M'Bia, je demande où est la prise de risque. Koné sort pour Valbuena puis Morientes, l'ensemble est faible. Le pire aurait même pu se produire si à la fin un but bordelais valable n'avait pas été refusé (les Marseillais se sont-ils arrêtés de jouer sur le coup ?). L'arbitre a du penser que la punition aurait été trop dure pour l'OM. Mais pour aussi peu d'audace, Deschamps aurait peut-être mérité un coup de règle sur les doigts. Trois buts en quatre matches, l'OM peut-il se contenter de ça ? Au final, je crois que Bordeaux a eu ce qu'il voulait. Je pense aussi que l'OM n'a pas fait ce qu'il fallait pour avoir mieux... Une dernière question me taraude. Si Lucho avait été là, il aurait joué où ? A la place de Koné ou à celle de Cissé ? La réponse à cette question en dirait long sur les idées de Deschamps. Et si la réponse est : A la place de Koné, alors je suis très inquiet !



A l'ombre du Vélodrome, le PSG et l'OL ont bien pris le soleil.



La première chose que j'ai apprécié à Lyon, c'est la composition du milieu. Puel semble se diriger vers un 4/3/3 mais avec Toulalan/Kallstrom et Pjanic, il prend une autre allure. Devant eux, Lisandro est donc sur un côté. J'ai plusieurs fois dit que je l'imaginais mieux derrière la « pointe » mais vu qu'il est bon partout et que ce système marche tout en rendant l'ensemble meilleur, autant continuer. Lyon séduit donc mais je ne peux m'empêcher de penser à la suite. Le trio offensif me plaît et je suis prêt à matraquer toutes les semaines que Lisandro est extraordinaire. Je suis en revanche bien plus sceptique au sujet du milieu et de la charnière centrale. Est-ce suffisant pour le haut niveau européen ? Allez, on verra plus tard, là n'est pas le sujet après tout !



En Ligue 1, ce PSG peut vraiment jouer le haut du tableau. C'est à 90% la même équipe que la saison dernière mais ça n'a rien à voir. Je savais évidemment que le départ de Le Guen serait une très bonne chose. Il y a plus d'assurance, plus de confiance et surtout plus d'audace dans ce groupe. Jamais Clément n'aurait osé ce tir qui débouche sur un but magnifique ! Il y a également des « petits » jeux, des passes qu'on ne voyait pas. Coupet est mille fois plus rassurant que Landreau. Enfin Sakho s'impose comme un vrai grand défenseur. Certes sa nonchalance est parfois agaçante mais s'il gomme de son jeu sa boulette hebdomadaire, il va vite devenir incontournable. Et quand je dis ça, je pense à la L1 mais également au top niveau ! Le paradoxe, c'est que si le PSG, malgré le score, n'a pas survolé la rencontre, il n'a pas dans le même temps permis au LOSC d'exister.



Tout comme Lyon, le PSG compte 10 points juste avant la petite trêve. Une situation idéale pour continuer à bosser en confortant l'élément le plus cher aux footeux : La confiance ! Derrière le désormais célèbre « Gros 4 », les underdogs Lille, Rennes et Toulouse ont ramé. A part un illuminé à 5 grammes le coude posé sur le comptoir du bar le « Penalty » près de Nungesser, qui aurait misé sur la victoire de Valenciennes à Toulouse ? Grâce à un but de Samassa en plus !! Et il paraît que cette fois, il l'a fait exprès !



Avant d'être sérieusement renforcé, Monaco a comme je le pensais perdu à Bonal. Ce qui est bien avec Guy Lacombe, c'est qu'il ne surprend jamais. Sa réflexion périmée sur le foot permet dès le coup d'envoi de savoir quelle va être la prestation de son équipe.

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# Posté le lundi 31 août 2009 10:20

Stop à la complaisance!!!

Stop à la complaisance!!!
Avec seulement trois médailles, mais aucun titre décroché aux Mondiaux de Berlin, l'équipe de France affiche son 3e meilleur total dans l'histoire de la compétition. Bon bilan pour moi pas pour la fédération puis du DTN qui en revanche ne se satisfait d'un si maigre bilan qui appelle une profonde remise en cause des modes de sélection et de l'environnement des Bleus.


"Tous les athlètes qui étaient sur le parking à Angers (aux Championnats de France), on les a mis dans le bus pour Berlin." Ainsi exprimé avec sa franchise et sa gouaille inimitable sur les ondes d'Europe 1, le point de vue de Jean-Claude Perrin, consultant et observateur éclairé de l'athlétisme français depuis plusieurs décennies, peut sembler quelque peu violent. Et pourtant, au lendemain de ces XIIe Championnats du monde de l'histoire, le maigre bilan de l'équipe de France avec trois médailles, soit son troisième meilleur total derrière ses deux plus beaux crus (8 podiums, 3 titres à Paris en 2003 et 7 podiums, 2 titres à Helsinki en 2005), mais aucun titre pour la deuxième édition consécutive, a de quoi laisser perplexe. Bernard Amsalem, le président de la fédération française (FFA), lui, se veut plutôt fataliste: "J'ai toujours dit que nous n'étions pas un pays d'athlétisme."

Passé ce constat, perce malgré tout la nécessité d'une refonte obligatoire du système et avec des mentalités autour de ce collectif tricolore, débarqué à Berlin en force avec une délégation pléthorique de 75 athlètes pour 69 engagés individuellement. Pour quel bilan d'ensemble ? Par delà le bronze du mérite décroché par Bob Tahri à 30 ans sur 3 000 mètres steeple et l'inédit double podium réalisé aux Mondiaux dans la même épreuve de la perche par Romain Mesnil (argent) et Renaud Lavillenie (bronze), une analyse plus fine dévoile un total de quatorze finalistes (plus qu'à Paris en 2003), soit près de 20 % des Bleus engagés dans la capitale allemande, mais seulement huit en individuel, dont seulement deux sont des femmes (Antoinette Nana-Djimou, 7e à l'heptathlon et Melina Robert-Michon, 8e au lancer du disque). Ils n'auront été en revanche que sept athlètes à réussir leur record personnel quand seize parvenaient à égaler leur meilleur niveau de 2009.

Diack: "Vous n'avez pas de sport à l'école..."

Pas de quoi sauter au plafond quand on sait que dans le même temps, ils furent 22 sur 51 engagés en individuel éliminés dès leur entrée en lice. Pour Ghani Yalouz, le tout frais DTN de cet athlétisme français sans doute pas si mal loti au regard de certains de ses voisins tels que l'Italie qui, comme la Suède ou la Finlande, rentre bredouille d'Allemagne pour la première fois depuis les JO de 1956, la comparaison est en revanche plus difficile à tenir avec l'Allemagne, boostée à domicile (9 médailles), et avec la Grande-Bretagne, déjà sur son élan olympique de 2012 (6 médailles). L'ancien faiseur de miracles de la lutte française, nommé seulement en début d'année, a pour lui d'avoir hérité sur ces Mondiaux d'une situation dont il n'avait pas la responsabilité en termes de modes de sélection.

Le chantier pour redonner à la France une crédibilité plus affirmée sur l'échiquier mondial à trois ans de l'échéance olympique de Londres commence dès aujourd'hui. La révolution des mentalités s'impose dans un sport qui vit toujours sur le modèle dépassé d'une détection basée sur l'Education nationale, là où l'école ne lui accorde plus dans les faits qu'une place secondaire. S'ouvrir sur le monde et ne pas avoir peur d'apprendre de la réussite d'autrui. "Il faut aller voir ce qui se passe dans les Caraïbes pour s'apercevoir qu'on n'a aucune chance de les rattraper au sprint. A 14 ans, les jeunes ont un niveau très élevé. Bolt faisait déjà du 200 mètres à cet âge, ne peut que constater Lamine Diack, le président de l'IAAF dans les colonnes du quotidien Le Monde avant de mettre le doigt là où ça fait mal. En France, on lui aurait dit: "Non, tu es trop jeune. Cours le 150 mètres." Vous n'avez pas de sport à l'école, vous n'avez quasiment plus rien. Vous dites que vous êtes à la recherche de talents... Il ne faut pas chercher, il faut que les gamins fassent du sport ! Ils ne demandent qu'à s'affronter: c'est un jeu pour eux. Mais chez vous, c'est un sujet qui n'intéresse plus personne."

Ainsi va l'athlétisme français, lâché par sa base ou plutôt coupé de celle-ci et enfermée dans un confort entretenu par un environnement sportif et médiatique complaisant tel que celui qui conduit à passer sous silence les résultats calamiteux du marathon féminin, où les cinq concurrentes tricolores, affichant une moyenne d'âge de 36 ans, n'émargent que parmi les onze dernières du classement. Yalouz, dont l'inexpérience et le manque de repères s'expriment lorsqu'il s'avoue impressionné par le niveau de la compétition, est dés ce lundi confronté à ses propres responsabilités et à l'impérieuse nécessité de faire voler en éclats un système. Pour un Salim Sdiri, enrageant devant sa contre-performance en finale de la longueur, combien de discours lénifiants autour de performances décevantes pour des leaders déclarés de l'équipe de France tels que Mehdi Baala (7e du 1 500m), Leslie Djhone (8e du 400m), Yohann Diniz (12e du 50km marche) et Manuèla Montebrun (12e du marteau).

L'objectif fixé par le président Amsalem l'an prochain à Barcelone, théâtre des championnats d'Europe, vise une place de troisième nation européenne - la France est 5e à Berlin. Un premier défi pour lequel il faudra savoir se donner les moyens de ces ambitions. Le parallèle entre l'athlétisme et une natation française encore moribonde il y a treize ans au sortir des JO d'Atlanta n'a pas échappé à Yalouz. Son homologue de l'époque, Claude Fauquet n'avait alors pas hésité à trancher dans le vif, à dire les mots et à pousser vers un élitisme forcené. On sait depuis ce qu'il en est advenu...
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# Posté le lundi 24 août 2009 09:59